Méditation
Phosphore et cendres
Le phosphore n'est pas un mot de chimie : c'est un mot de climat intérieur, inventé par un siècle qui se consumait sans flamme.
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Ce sanctuaire a été érigé en l'an MMXXVI en l'honneur de la littérature classique, principalement française et particulièrement dans sa splendeur décadente. Ici, les plumes que l'oubli a ensevelies sont ressuscitées et leurs œuvres trouvent un écrin.
« La nature a fait son temps ; elle a définitivement lassé, par la dégoûtante uniformité de ses paysages et de ses ciels, l'attentive patience des raffinés.
Ce site est un salon littéraire ouvert principalement la nuit. Il s'enrichit régulièrement. Entrez sans frapper quand la bougie est allumée.
On y vient lire les voix que le siècle a mal rangées — les femmes qui écrivirent quand on ne leur demandait que de se taire, et les hommes qui brûlèrent leur vie dans des phrases. La littérature décadente y est prise au sérieux : comme une expérience sensorielle autant qu'intellectuelle, comme un feu qui se dépense sans lumière visible.
Méditation
Le phosphore n'est pas un mot de chimie : c'est un mot de climat intérieur, inventé par un siècle qui se consumait sans flamme.
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Réflexion
On ne perd pas un livre par accident. On le range, on le recouvre, on le cite sans le nommer — et un matin, il n'est plus là.
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Journal de lecture
Relire Là-bas, c'est accepter de ne pas dormir : le livre fait le même effet que l'encens, il emplit la pièce d'une fumée qui ne sort pas.
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Six autrices à sortir de l'ombre — et bien d'autres à venir.
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Des notes franches, sans complaisance ni mépris.
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Cinq livres sur mille, choisis comme on choisit ses fantômes.
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Le Sphinx vous tend ses énigmes : plumes oubliées, citations décadentes.
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